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Classes de dépaysement

Réponse de la Ministre ARENA à l' avis du Conseil général (24/01/2007)

La Ministre-Présidente, Marie ARENA, a répondu, le 8 décembre 2007, à l' avis que lui avait transmis, en date du 9 novembre dernier, le Conseil général de l' enseignement fondamental sur la problématique des classes de découverte et de dépaysement.

Elle y confirme l' intérêt certain qu' elle porte à ce type d' activités et entend soutenir fermement leur organisation.

Elles s' inscrivent obligatoirement dans le droit fil des objectifs généraux de l' enseignement fondamental et secondaire énoncés à l' article 6 du décret missions.

La Ministre-Présidente précise encore que l' ensemble des élèves doit y participer, sauf motifs médicaux ou, à titre tout à fait exceptionnel, administratifs.

Elle insiste sur le caractère obligatoire de ces classes de dépaysement, à inscrire dans le projet d' établissement et dans le programme des cours, au même titre que les autres cours.

En ce qui concerne le taux minimum de participation des élèves, les dispositions de la circulaire 1461 font suite aux constats révélés par une étude de la Ligue des Familles sur le coût de la scolarité à charge des familles ainsi qu' au large débat sur la question qui s' est tenu au Parlement de la Communauté française au printemps 2006.

Un système transitoire et dérogatoire existe. Le tableau 2 de la circulaire 1461 offre aux établissements la possibilité de soumettre exceptionnellement une demande de dérogation auprès de l' Administration. Ce en vue de garantir une certaine souplesse lors de la préparation de ce type d' activités.

N.B. : Une précision relative à l' enseignement spécialisé : les demandes d' organisation de classes de dépaysement doivent parvenir :

Position du Conseil général (29/11/2006)

Vous trouverez en annexe, la position adoptée par le Conseil général de l’Enseignement fondamental en ce qui concerne l’organisation des classes de dépaysement.

Cet avis pris à l’unanimité des membres du Conseil général, à l’exception du représentant de l’enseignement de la Communauté, a été adressé à Madame Marie ARENA le 9 novembre 2006.

Dans tous les réseaux, de nombreuses réactions ont été émises par des pouvoirs organisateurs, des directions et des enseignants eux-mêmes : la circulaire produit l’effet inverse de ce qu’elle souhaitait promouvoir et ce sont les publics les plus fragilisés qui en subissent directement les conséquences.

Il est en effet regrettable que quelques défections pénalisent l’ensemble des enfants qui en ont le plus besoin et anéantissent les démarches des équipes éducatives.

Le Conseil général demande à la Ministre-Présidente d’ouvrir le dialogue.

Affaire à suivre…

De nombreux pouvoirs organisateurs s’inquiètent de l’application de la circulaire n° 1461 (10/05/2006)

De nombreux pouvoirs organisateurs s’inquiètent de l’application de la circulaire n° 1461 du 10 mai 2006 relative à la gratuité de l’enseignement obligatoire et à l’égalité des chances, notamment en ce qui concerne l’organisation des classes de dépaysement et de découverte.

En date du 17 juillet dernier, nous avons, notamment, posé à Mme ARENA la question suivante : Que se passe-t-il lorsque des parents refusent la participation de leurs enfants aux activités extérieures pour des motifs philosophiques, liés à leur culture ou à leur religion ? Ces motifs, précédemment reconnus comme valables, ne constituent plus aujourd’hui une justification suffisante permettant une non prise en compte des élèves. Si la volonté de ces parents reste inchangée, malgré la modification précitée, les établissements scolaires éprouveront des difficultés à atteindre le quota de participation de 90% et, à terme, tous les enfants risquent d’être pénalisés.

Nous déplorions également que la circulaire 1461 adopte une approche purement économique alors que le motif du refus de participation des enfants est peu souvent lié au coût de ces activités. Des mécanismes de solidarité sont d’ailleurs déjà en général prévus au sein des écoles pour y remédier.

La Ministre-Présidente nous a répondu en date du 28 août dernier en insistant sur l’importance et l’intérêt des activités extérieures pour tous les enfants, et particulièrement pour les élèves issus des milieux défavorisés. Elle ne manquera pas d’examiner les difficultés qui pourraient survenir au sein de certains établissements scolaires.

Mme ARENA précise encore que si elle est "la première à respecter les différences – culturelles, philosophiques ou autres – entre les différentes familles des élèves, celles-ci ne constituent pas par elle-même une justification à une non participation à une activité obligatoire. Dans ce cadre, les élèves et leurs familles doivent être fortement sensibilisés à l’importance et à l’obligation de participer à ce type d’activités.

Ceci étant, comme la circulaire 1461 le rappelle, mon Administration peut également accorder une dérogation aux établissements scolaires pouvant faire valoir des circonstances exceptionnelles ne leur permettant pas d’atteindre le taux minimum."

 

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